L’Afrique vit une révolution des paiements numériques, portée par des solutions comme Chariow, KKiaPay ou l’architecture open-source Mojaloop, soutenue par les QR universels
Tu sais, aujourd’hui en Afrique, on parle beaucoup de l’essor du e-commerce. Mais derrière ce mot à la mode, il y a une réalité très simple : vendre, acheter et surtout payer facilement en ligne. Et c’est là que tout se joue. Parce que tu peux avoir le plus beau site du monde, le meilleur produit du marché… si ton client ne peut pas te payer, ton business ne vaut rien.
Solutions de paiement en ligne en Afrique
- Chariow – Plateforme de vente pour créateurs et freelances, intégrée au Mobile Money et cartes, idéale pour les produits digitaux.
- Lygos – Passerelle de paiement africaine qui accepte Mobile Money, cartes bancaires et permet l’intégration sur sites e-commerce.
- PayDunya – Solution d’Afrique de l’Ouest (Sénégal) facilitant l’encaissement via Mobile Money, cartes Visa/Mastercard.
- DPO Group – Présent dans plus de 20 pays africains, accepte cartes, Mobile Money et virements bancaires.
- Flutterwave – Solution nigériane très populaire, intégrée avec cartes, Mobile Money, PayPal.
- Paystack – Startup nigériane rachetée par Stripe, permet paiements par carte et Mobile Money.
- Yoco – Très utilisé en Afrique du Sud, solutions pour encaissement en ligne et terminaux physiques.
- MFS Africa – Agrégateur panafricain qui connecte différents services Mobile Money à travers le continent.
- PesaPal – Solution d’Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda, Tanzanie), spécialisée dans Mobile Money et cartes.
- KKiaPay – Passerelle de paiement née au Bénin, qui relie Mobile Money et cartes en Afrique de l’Ouest
C’est exactement ce problème que des solutions comme Chariow essaient de régler. Si tu n’as jamais entendu parler, imagine une sorte de boutique en ligne clé en main que tu peux créer en quelques minutes, sans savoir coder. Tu y mets ton e-book, ta formation, ton service… et hop, tu peux commencer à encaisser de l’argent directement. Pas besoin de courir derrière des intégrations compliquées comme PayPal (qui n’est même pas disponible partout en Afrique) ou Stripe (qui ignore encore plusieurs pays du continent).
Là où Chariow frappe fort, c’est qu’ils ont compris nos réalités africaines : ici, le roi du paiement, c’est le Mobile Money. Orange Money, MoMo, Airtel, Wave, MTN… Ce sont eux qui dominent. Chariow a donc décidé de connecter ces services au monde du digital. Résultat : un client qui veut acheter ta formation peut payer en Mobile Money, et toi, tu reçois ton argent en toute simplicité. C’est cette proximité qui fait que la plateforme est aujourd’hui l’une des plus utilisées par les créateurs africains.
Mais attention, rien n’est parfait. Utiliser Chariow, c’est aussi accepter un certain prix : la commission. Elle tourne souvent autour de 10 à 15% par vente. Pour un petit créateur, ce n’est pas toujours facile à avaler. Tu te dis : « Attends, je travaille dur, je crée mon produit, et on me prend 15 % dès que je vends ? » Oui, c’est le jeu. C’est le prix à payer pour la simplicité et la visibilité. Mais il faut en être conscient.
En plus, Chariow, ça reste une plateforme fermée. Tu n’es pas totalement propriétaire de ton business digital : ton catalogue est hébergé chez eux, tes paiements passent par eux, et si demain ils changent leurs règles ou ferment, tu n’as pas vraiment ton mot à dire. C’est un peu comme bâtir ta maison sur un terrain qui ne t’appartient pas. Pratique, mais risqué sur le long terme.
Et Chariow, il faut aussi savoir ce que ce n’est pas. Ce n’est pas un Amazon africain. Tu ne peux pas vraiment y vendre des produits physiques à expédier, gérer un gros stock, ou monter une vraie boutique e-commerce avec logistique. C’est pensé avant tout pour les produits digitaux et les services : formations, ebooks, coaching, prestations freelances… Et dans ce domaine, ça marche plutôt bien.
Maintenant, soyons honnêtes : Chariow n’est pas le seul joueur sur le marché. En Afrique, tu as aussi KKiaPay qui est plus un agrégateur de paiements, une passerelle qui relie Mobile Money, cartes Visa, Mastercard. Très solide techniquement, mais un peu plus compliqué à mettre en place. Tu as aussi des solutions d’infrastructure comme Mojaloop, qui cherchent à rendre les paiements interopérables entre les pays, pour que demain, envoyer de l’argent du Kenya au Bénin soit aussi simple qu’un SMS. Et puis il y a les expériences de QR codes universels dans certains pays, comme au Ghana, qui permettent de payer directement d’un compte bancaire ou d’un portefeuille mobile en scannant simplement un code.
Tu vois la tendance ? Tout pousse vers une chose : la dématérialisation totale du paiement. On sort doucement du cash, même si en Afrique il reste très présent, et on s’oriente vers des solutions numériques rapides, accessibles, et surtout locales.
Alors, si tu es entrepreneur ou créateur de contenu en Afrique, il y a une vraie question que tu dois te poser : quelle solution de paiement colle le mieux à ton business ? Si tu veux lancer rapidement une activité, Chariow est peut-être ton meilleur allié. Si tu veux un système plus robuste, plus flexible, peut-être que KKiaPay est mieux. Et si tu penses long terme, il faudra regarder les infrastructures régionales, parce que tôt ou tard, le continent va uniformiser ses solutions.
Ce qui est sûr, c’est que le paiement digital n’est plus une option, c’est devenu le cœur du business moderne. Celui qui ne l’intègre pas reste bloqué à la porte du marché en ligne.















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